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Une belle histoire…


Voilà 65 ans que Le Bercail est entré dans l’histoire de la paroisse protestante de Haguenau. Nous avons donné la parole à Pierre Allenbach, président de l’association gestionnaire de 1998 à 2002, de nous livrer quelques éléments de l’histoire du Bercail. Il raconte.

Au début des années 1950, l’organisation de colonies de vacances était une tendance montante dans les cercles éducatifs. Idée vite reprise par quelques adolescents passionnés de la paroisse de Haguenau. Entreprenants, ils cherchaient un moyen de concrétiser leur idée : un lieu qui accueillerait les sessions de vacances des jeunes.
Le lieu devait ne pas être trop éloigné de Haguenau, mais toutefois assez loin pour procurer la sensation de dépaysement. Bientôt la perle rare était repérée… Une ferme vosgienne était à vendre sur les hauteurs de Combrimont, à 10km de St Dié des Vosges. L’achat fut concrétisé et le 22 janvier 1952, l’acte signé avec le vendeur, la famille Antoine.


Un lieu exceptionnel

Pour les besoins de la cause, une association fut créée pour en faciliter la gestion : ce fut l’Union des Amis de la Jeunesse Protestante de Haguenau. Les débuts furent difficiles, la maison d’origine n’étant guère adaptée à un usage de colonie de vacances. Mais la propriété acquise avait beaucoup d’avantages qui, par la suite, sont devenus autant d’atouts.
Parmi ceux-ci, nous citerons son panorama exceptionnel, des forêts de sapins toutes proches, sa surface de terrain, son bon air pur et bien d’autres. Au chapitre des inconvénients, il en est un qui reste incontournable, c’est l’éloignement de la ville de Haguenau. Une tare qui se fait aujourd’hui d’autant plus pénible que la circulation sur le parcours qui relie Haguenau à Combrimont s’est accrue dans des proportions spectaculaires… Par ailleurs, le lieu est quelque peu isolé de tout centre urbain notoire. Mais est-ce un inconvénient ?

Pas de mixité !

Les premiers séjours furent organisés sans grands moyens, mais la joie de vivre était permanente et de fortes amitiés sont nées à cette époque.
« Aujourd’hui nous pouvons dire, non sans une certaine fierté, que la vocation d’un grand nombre d’enseignants et d’une dizaine de pasteurs a vu le jour au Bercail .Est-ce le romantisme du lieu qui forgea ces vocations ? » s’interroge Pierre Allenbach citant le couple de pasteurs Sabine Pfeiffer – Eric Schiffer qui se sont connus au Bercail avant de se marier.

Grâce à de multiples mains bénévoles, les transformations, rajouts et améliorations ont permis dès la deuxième année d’accueillir trois sessions de colonies.
Pas de mixité, les règles d’accueil étaient strictes. Trois semaines pour les garçons, trois semaines pour les filles et un camp d’ados.
Pas encore d’eau courante au lavabo, ni de douches avec mitigeur, toilette à tous vents deux fois par jour ! « Et lorsque l’eau (de source) commençait à manquer, on mouillait un peu moins le gant de toilette… »

Mais une chose est certaine, l’eau pour la soupe n’a jamais manqué. Les estomacs affamés ont toujours été rassasiés après des jeux de piste mémorables, des chasses au dahu tout aussi prenantes ou tout simplement après de longues promenades, parole du fils d’une ancienne cuisinière des années 1950. Beaucoup de personnes lisant ces lignes, se souviendront des veillées mémorables dans l’ancienne grange à foin. . .

Une nouvelle construction

Rapidement, Le Bercail évolua. L’ancienne maison du fermier fut transformée en dortoirs et en chambres pour les moniteurs, la grange et les écuries en réfectoire et salle de jeux, la colonie de vacances prit forme.
En 1972 fut démarrée la construction d’une nouvelle unité. La Ferme voyait ceci avec enchantement, car elle savait dès cet instant qu’elle continuerait à servir, tout en étant délestée de certaines fonctions.

Le grand frère tout proche, comportait de grandes chambrées, quelques dortoirs, de beaux sanitaires et surtout une cuisine fonctionnelle et un réfectoire tout aussi accueillant. La nouvelle construction constitua un véritable acte de bravoure pour l’époque car les imprévus n’ont pas manqué …
Au moment de la construction, a eu lieu le procès de la catastrophe du dancing de St Laurent du Pont (Isère). Ce drame avait vu, deux ans auparavant, 146 personnes périr dans l’incendie d’un local mal sécurisé. Du jour au lendemain, les règles de sécurité, au niveau national, sont devenues draconiennes. Elles se sont imposées à la nouvelle construction. Résultat : un surcoût de près de 40% et un sacré trou dans la caisse, qu’il a fallu combler, non sans peine.

A partir de 1972, Le Bercail, voguait tout doucement vers sa vocation actuelle, celle d’accueillir des groupes paroissiaux venus de tous les horizons, sans limite de frontières. Mais cette nouvelle destinée demandait désormais un entretien plus régulier, le groupe des anciens devait rapidement être complété par plusieurs jeunes retraités de l’époque. La chance a permis de trouver fort heureusement des spécialistes dans presque tous les corps de métier.

La « Ferme » et le « Chalet »


Pari réussi, les premiers travaux furent entrepris dans La Ferme. Le toit et les aménagements intérieurs furent démontés. Aux temps forts, 30 personnes œuvraient durant plusieurs week-ends d’affilée. Les muscles furent mis à rude épreuve, la trésorerie aussi : les sommes engagées se chiffraient en millions de francs !
Pour financer tous ces travaux, on lança l’initiative des dîners, puis des déjeuners dansants.


A partir de 1983, la paroisse protestante de Haguenau a plutôt les yeux tournés vers son chantier local : le presbytère. Il faut donner aux pasteurs qui se succéderont dorénavant ici un logement agréable, susceptible d’attirer à l’avenir les candidats-pasteurs. A cheval sur le vieux mur d’enceinte de la ville on érige donc une maison plutôt moderne pour l’époque. Pendant ce temps, au Bercail, on continue de procéder à des travaux d’amélioration, dont certains sont d’envergure. C’est l’assainissement du terrain, le nivellement du parking et du terrain de jeu, le goudronnage du chemin d’accès malmené par les coulées d’eau des sources, etc. Beaucoup de travaux sont engagés sous l’impulsion du vice-président, M. Roehrig, patron d’une entreprise de travaux publics, qui avait de grandes ambitions pour le Bercail… En 1989, on inaugure, en présence de personnalités politiques, la « ferme » réhabilitée. Equipée à son tour d’une cuisine, celle-ci permet d’ouvrir le Bercail aux locations publiques.
Bientôt le Chalet à son tour est rénové, mis à jour sur le plan de l’hygiène comme de la sécurité. Car il ne faut pas l’oublier : un tel établissement recevant du public et notamment des enfants est placé sous l’observation permanente des organismes de sécurité.

1989. Les colonies de vacances ont vécu. Beaucoup d’enfants partent désormais en vacances avec leurs parents. Cependant, d’autres rencontres ont pris largement le relais : le Bercail accueille désormais des groupes paroissiaux comme les retraites de catéchumènes, des journées du conseil presbytéral, des équipes de « Partageons nos Talents », « Familles Vivantes » et, bien-sûr, la mini-colo tant appréciée des enfants.

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