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Le programme de nos rencontres Stammtisch pour 2018 :



1x par mois, de 14h30 à 17h30 au foyer Capito.



- Vendredi 5/01/2018 : Monsieur Raymond Lévy, historien, présentera l'histoire mouvementée d'une famille juive dans l'Europe du
ème siècle.

- Vendredi 2/02/2018 : « Les traditions de Carnaval » par M. Wolfhugel, président du Club de Carnaval de Hoerdt.

- Vendredi 2/03/2018 : « Les enfants de Tchernobyl », présentation de l’association par Annick Mastio.

- Vendredi 6/04/2018 : « L’accompagnement des personnes en changement de sexe », par le docteur Dardari.

- Vendredi 4/05/2018 : « S’en sortir du surendettement », par M. Flickinger membre de Crésus.

- Vendredi 1/06/2018 : Visite guidée du plus grand vitrail du monde, vitrail de Marc Chagall à Sarrebourg – repas à Saint Ulrich – retour par les églises de Burbach et Siewiller avec les explications du maître en vitrail d’art Hubert Werlé.





Bien sûr, toutes les rencontres se terminent autour d'un buffet de desserts offerts par les uns et les autres.










Une famille juive dans la tourmente

Raymond Lévy, de Niederbronn, a recomposé l’histoire de sa famille en recoupant de multiples archives et documents. Il en a fait un émouvant témoignage qu’il expose régulièrement devant des publics de jeunes et d’autres, comme ici celui du Stammtisch. Il vient de créer une association de sauvegarde de la synagogue de Reichshoffen et d’autres sites juifs.


Comment mieux parler des persécutions subies par les familles juives pendant le 2è conflit mondial qu’en se basant sur l’exemple d’une famille réelle ? Et quel exemple vous est plus proche que celui de votre propre famille ? C’est ce que pense Raymond Lévy, enseignant retraité, de Niederbronn. En ce début d’année, il a littéralement « scotché » son auditoire en racontant simplement, mais avec beaucoup de sensibilité, le sort des siens au fil de la tourmente nazie.

Le récit part de la naissance des grands-parents, Simon Lévy (1878-1975) et Paula Wertheimer (1887-1959), l’un et l’autre citoyens allemands qui se sont mariés en 1912. En 1913 et 1914 naissent deux enfants, suivis de deux autres après la première guerre mondiale, en 1920 et 1923. A partir de là, une kyrielle d’événements va séparer les membres de la famille : écoles différentes, évacuation à Eymoutiers, « il faut s’imaginer ce qu’est une telle opération : la mairie, les écoles et 8000 personnes qui déménagent en quelques jours à l’autre bout de la France » ! La famille Lévy est repliée à Peyrat-le-Château.
1933. Hitler prend le pouvoir. L’un des deux grands-pères de Raymond est « expulsé » vers l’Allemagne. Les enfants, sauf deux bébés, sont placés. L’Alsace et la Moselle sont annexées à l’Allemagne nazie. 5000 enfants juifs sont placés dans des orphelinats par l’OSE (Organisation de Secours aux Enfants). Cette mesure leur sauvera la vie. Décembre 1940, le régime de Vichy promulgue les lois restreignant les libertés des juifs. Deux parents de Raymond sont rayés de l’Instruction Publique (devenue Education Nationale). Les enfants juifs changent d’identité. Un oncle de Raymond est interné à Drancy pour être « en surnombre dans l’économie nationale ». On ne saura jamais ce qu’il est devenu.

Août 1942, la grand-mère et ses deux filles sont déportées à Auschwitz. L’une des filles, Rosette, la maman de Raymond, sera la seule survivante. Raymond cite les disparus de la famille : Gertrude, brûlée dans une grange avec cinq compagnons d’armes, Maurice déporté à Auschwitz et d’autres.
Au passage, l’orateur évoque quelques belles actions de résistants, d’humanistes, parfois de héros… Il parle de Robert Lévy, son père, expulsé de la SNCF, qui s’engage dans les maquis du Vercors et survit. Celui-ci épousera Rosette en 1950, « sur les décombres de la Shoah ». Ce même Robert interdira formellement à son enfant Raymond de jamais jouer avec tout ce qui peut ressembler à une arme…

Raymond a terminé son diaporama en faisant écouter la « Prière pour les déportés », un chant de deuil d’autant plus poignant qu’il est interprété par un Kantor polonais. Chair de poule dans l’auditoire…

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